الخميس، 25 فبراير، 2010

LE LIBAN ET L'ENVIRONNEMENT EN 2009


LE LIBAN
&
L'ENVIRONNEMENT
EN 2009






Réalisé par Mazen H. ABBOUD Le conseiller environnemental
Rédiger en français par Hassane IBRAHIM-Activiste de l'environnement


Le rapport aborde les conditions de l'environnement au Liban au cours de l'année 2009, ainsi que les décisions correspondantes des parties concernées.











Le Liban & l'Environnement en 2009













INDEX

Introduction
L'environnement et l'année 2009
o Sommet de Copenhague
 Attitude du Liban vis à vis l'évènement
 Document libanais au Sommet
o Effets des changements climatiques sur le Liban
 Le changement climatique et la végétation
Les évènements majeurs du pays et leurs impacts sur l'environnement
o Les élections et leurs impacts sur l'environnement
 La loi électorale
 Augmentation des atteintes à l'environnement
- Augmentation du nombre des permis de déboisement
- Des infractions maritimes
o La politique et l'environnement
 Réalisations environnementales du gouvernement Siniora
 Le gouvernement actuel et la désignation du ministre de l'Environnement
 Le volet environnemental de la déclaration ministérielle
 Performance du ministre de l'Environnement et de son équipe
 Performance du nouveau ministre de l'Agriculture et de son équipe
Réalisations environnementales marquantes l'année 2009
o Disponibilité du financement du projet de la montagne de déchets à Saida
o Nouveaux projets dans le cadre du traitement des déchets solides
o Don de l'Italie pour le Conseil National de la Recherche Scientifique
 Message du Pape à la veille de la 43ème Journée mondiale de la Paix
 Sympathie des médias avec l'environnement
 Mesures prises par certaines entreprises
 Initiative du leader Walid Joumblatt
 Mesures prises par la Régie des Tabacs et Tombacs
o L'environnement au cœur des préoccupations du ministère de l'Intérieur
 Renforcer la coopération avec la Direction Générale des Forces de sécurité intérieure
 L'initiative de l'Akhdar Dyem
o L'initiative du ministère de l'Environnement pour le reboisement
Problèmes environnementaux
o Incendies
 Situation actuelle des forêts
o Atteintes aux réserves d'eaux souterraines
o Prolifération anarchique des élevages de poulets
o Pollution des rivières et des ruisseaux
o Régression de l'intérêt dans le dossier de la poursuite d'Israël
 La pêche à la dynamite
Les recommandations
Les remerciements
Les références



Liban & l'Environnement en 2009

Introduction
Le rapport, qui reflète uniquement le point de vue de son écrivain, se divise en 5 grandes parties : l'environnement et l'année 2009, les évènements majeurs du pays et leurs impacts sur l'environnement, les grandes réalisations environnementales marquantes cette année, les problèmes environnementaux et les recommandations. Il aborde brièvement les principales réalisations et atteintes à l'environnement au Liban au cours de l'année 2009. Il enregistre également un certain nombre d'événements environnementaux qui ont marqués le pays. Ce rapport analyse ces évènements, évalue la performance du gouvernement, et la façon dont il interagit avec elles, et cela au cours d'une année qui a été marquée par des élections parlementaires et des grandes crises, notamment la formation du futur gouvernement et les changements dans les alliances politiques.
L'environnement et l'année 2009
Sommet de Copenhague
Le Sommet de Copenhague a eu comme objectif de limiter l'augmentation de la température de la terre à moins de deux degrés, ainsi que de limiter les taux de dioxyde de carbone à moins de trois cent parties par million des molécules d'air.
Mais avant de se noyer dans le flot des analyses économiques et politiques liées à Copenhague, nous devons répondre à la question que les hommes se posent : «Quelles sont les conséquences de la hausse des émissions de gaz et de l'augmentation de la température de la Terre ?". La réponse est que la hausse des émissions réduit la quantité d'eau disponible à boire et à irriguer, ce qui mène à la désertification et à l'augmentation des ouragans, des inondations, des catastrophes naturelles ainsi qu'à une hausse du niveau des mers qui peut causer l'inondation d'un grand nombre de villes comme Londres, ainsi que toutes les autres villes situées sur des îles. En fin de compte, cela mènerait inévitablement à une érosion progressive de l'Homme, d'abord dans les pays les moins développés financièrement et technologiquement pour faire face aux crises. Donc ce sont de tels pays qui payeront les conséquences, sans être à l' origine de telle crise. Puis elle se propagera dans le monde entier dès l'an 2050.
Au début, le sommet a commencé avec un niveau inhabituel d'espoir. Mais ces espoirs n'ont pas été associés à une volonté réelle chez certains pays pour réduire les émissions. Tout d'abord, Le Congrès américain n'avait pas encore adopté le plan du président Obama, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 17 % en 2020, malgré la modestie de cette proposition. La raison en est que la guerre dans l'arène des États-Unis entre les compagnies pétrolières et les industries polluantes d'une part, et les scientifiques éclairés, les politiciens et les économistes d'autre part, n'est pas encore terminée. En outre, la Chine et l'Inde ne sont pas encore prêtes à se plier aux décisions contraignantes pour se mettre sous le contrôle de l'Ouest et d'abandonner ainsi leur croissance économique au profit de la Terre.
Quant à l'Europe unie, la situation était différente. En effet, le vieux continent a déjà montré qu'il était le leader mondial moralement par l'adoption de réformes économiques coûteux et difficiles, dans le but d'être un exemple à suivre pour les générations futures.
L'enjeu avait beau être de taille, mais le Sommet de Copenhague ne pouvait finalement pas être à la hauteur des espoirs, parce que le conflit entre les pays les plus avancés et les Etats-Unis a fait rage sur la façon de calculer les émissions. Le nœud du problème est: "Faut-il calculer les degrés par rapport à la moyenne des émissions par habitant ou par rapport au total de chaque Etat ? ».
Donc, chaque pays voulait résoudre le problème des émissions de gaz à effet de serre, mais pas au détriment de son économie. D'après ce qu'il semble, aucun gouvernement n'est en mesure de prendre le risque de perdre davantage de nombreux emplois et donc d'aggraver sa récession économique dans la crise financière mondiale, ce qui mènera à une perte des élections comme un résultat de Copenhague. En général, la possibilité de prendre le risque par les gouvernements est presque nulle, même si ce serait dans l'intérêt de la restructuration de leurs économies en créant des possibilités de nouveaux emplois dans les domaines de l'économie verte, comme l'énergie renouvelable par exemple.
Si le Sommet de Copenhague avait réussi, il aurait pu réorganiser l'économie mondiale et l'emmener hors de la crise financière actuelle. Mais, aucune possibilité de sanction n'est prévue sur les états ne jouant pas le jeu. Car même si le Sommet aurait pu prendre des décisions contraignantes pour réduire les émissions, qui pourrait être en mesure de surveiller, mesurer et contrôler les émissions au sein d'un État (sans son consentement)? Et même si un pays accepte de jouer le jeu, alors par quelle législation l'état qui n'a pas tenu ses engagements, va être tenu responsable ? Et qui aura la possibilité de le sanctionner en cas de violation ou d'échec? Et comment ? Surtout dans le cas des pays qui détiennent des capacités économiques, militaires ou politiques énormes (droit de veto au Conseil de sécurité, par exemple ...).
A notre avis, il n'y aura jamais de solution sans un renforcement des Nations Unies, en commençant par la réforme de sa base, pour la transformer en un gouvernement international qui a les moyens de l'application correcte de la législation internationale. Enfin, le Sommet de Copenhague reste un évènement important dans le réveil de la conscience humaine pour un sujet de taille qui peut nuire à l'humanité entière en absence d'autres solutions scientifiques pour réduire les émissions.
Attitude du Liban vis à vis l'événement
Le gouvernement libanais était présent dès lancement du Sommet de Copenhague. Le Premier Ministre Saad Al-Hariri a présidé la délégation libanaise à la capitale danoise. Cette décision fut un véritable acte de foi de sa part qui accentua l'importance de l'environnement et de ses thèmes dans un pays comme le Liban qui n'a jamais été véritablement impliqué dans ce domaine. Le premier ministre s'est rendu à Copenhague, toutefois, l'État libanais n'était pas prêt pour un tel événement, car la crise de la formation du gouvernement avait traîné pendant des mois et épuisé le reste d'espoir chez le peuple et les fonctionnaires de l'administration.
En effet les ministères étaient dans un gouvernement intérimaire avant la formation d'un gouvernement stable. Ce dernier n'a pas commencé à se préparer pour le Sommet de Copenhague. Il convient de noter qu'il n'est pas habilité à un gouvernement intérimaire d'assister à ce genre de conférences.
A Copenhague, le premier ministre a participé à la tête d'une délégation officielle, mais certains sujets concernant le changement climatique au Liban ont été négligés, comme les taux de diminution de neige sur les montagnes et les changements dans la répartition de pluie. Le Sommet fut la première rencontre de Saad Hariri avec la communauté internationale en tant que premier ministre. Il portait avec lui beaucoup d'espoir et un peu de moyens disponibles, mais que l'espoir demeure une réalisation majeure de résultats significatifs.
Document libanais au Sommet

Le Site Web du ministère de l'Environnement n'a pas publié le texte du document libanais à Copenhague. La plupart des informations que nous avons sont transmises par le ministre de l'Environnement ou lors du discours du Premier ministre à la conférence.
Lors de son discours, Saad Hariri a déclaré : «Nous avons choisi de tenir notre promesse d'augmenter le pourcentage de notre énergie renouvelable alternative de 12 % d'ici 2020. Nous nous réjouissons à cet égard d'obtenir le soutien des pays développés, y compris dans le cadre de la mise en œuvre ultérieure d'une série de projets étudiés dans le domaine de l'adaptation et l'atténuation. "
Le document libanais a également porté sur les pertes du pays des cèdres par le réchauffement global, estimées par la Banque mondiale de 100 millions de dollars US par an. Le document a déclaré selon le Ministre de l'Environnement que le tourisme et l'agriculture sont les plus touchés parmi les différents secteurs. Le Ministre de l'Environnement a dit à Al-Nahar que "le Liban a présenté aux conférents un document de travail complet exposant une vision intégrée de l'environnement et de l'économie, formant essentiellement le plan de travail du ministère, qui est censé démarrer dès le début du nouvel an." Il a également estimé la taille des projets que le document libanais a proclamé le financement, au niveau international, de 500 millions de dollars US distribués dans des secteurs différents au sein de quatre thèmes principaux; dont le remplacement des taxis par des voitures moins gourmandes en carburant et la production d'énergie éolienne et le soutien du secteur agricole face à la sécheresse et la désertification.
Il parait que des chiffres et des données précises étaient absents du document libanais, étant donné le court laps de temps donné au gouvernement pour assister au Sommet. En effet, juste avant que le gouvernement obtienne la confiance du Parlement, le Premier ministre Hariri a annoncé son intention de participer au Sommet de Copenhague, ce qui fut une surprise. Et, personnellement, je suis enclin à croire que le document libanais à Copenhague a besoin de plus de recherche et de reformulation en vue d'être plus pratique et plus finançable, avant d'être soumis à la table de "Mexico" dans les prochains mois. En effet, je ne sais pas, jusqu'à présent, ce qu'était la philosophie de la proposition libanaise à Copenhague, y compris le recours d'énergie renouvelable pour atteindre le 12% en 2020. Peut-on vraiment atteindre les 12% en relevant le plafond de notre dépendance à l'hydroélectricité, (si, par exemple, pour la production d'électricité on peut accroitre la productivité d'énergie dans la station de Karaoun), ou si nous nous appuierons sur l'énergie solaire? Et dans quelle mesure et comment? Mais je crois que les montants demandés dans le document sont ambitieux. En plus, je demande que le document libanais au Sommet soit publié, et qu'un dialogue s'ouvre à travers des ateliers interactifs sur ce sujet pour le renforcer et le rendre plus propice pour la mise en œuvre surtout durant la crise financière qui frappe sur le major.


Effets des changements climatiques sur le Liban
La biodiversité au Liban est la plus touchée par la variabilité du climat dans le pays pendant les dernières années, comme en témoigne le déclin des forêts et des arbres de cèdre. Le Liban a également constaté une augmentation de la fréquence des incidents d'inondations dues aux pluies abondantes versées en grande quantité dans une courte durée, ce qui est sans précédent. Ecologiquement, ce phénomène a causé la perte du sol et donc une diminution de la capacité de la terre à absorber l'eau. Ajoutant à cela une diminution progressive des sources d'eau en été due à la diminution de la quantité de neige tombée sur les sommets des montagnes.
En effet, les pluies abondantes versées durant les mois de Mars, Septembre, Octobre, et Novembre sont les meilleures expressions de ce qui s'est passé dans ce contexte. De plus, la demande croissante d'eau potable entraine sa diminution progressive à cause de la dissipation des sources alimentées par la neige et le sol (par l'intermédiaire du déclin de la végétation).
L'accès accru d'inondations à la suite des torrents et les dommages causés aux maisons adjacentes aux cours d'eau (comme le fleuve Litani) constituent une véritable raison pour appliquer des lois de protection des rivières et des voies navigables. Il faut que le ministère d'Énergie et d'Eau ainsi que celui de l'Intérieur prennent les mesures nécessaires dans ce contexte, non seulement pour protéger les cours d'eau, mais pour protéger le citoyen contre les conséquences de ses atteintes sur la nature.
Le changement climatique et la végétation
Le géologue Wilson Rizk considère que l'atmosphère au Liban a tendance à s'approcher du tropical et de la désertification, et donc une réduction significative de sa zone forestière, qui a commencé, en effet, à reculer dans les altitudes les plus élevées à la recherche de l'humidité. Il n'y a pas de doute que l'augmentation de la température et la mauvaise distribution des pluies sont l'une des causes indirectes des incendies. Car le sol n'est pas en mesure de recueillir le montant d'eau s'il est versé en grande quantité à la fois, allégeant ainsi la quantité d'humidité dans le sol et donc l'augmentation de possibilité d'avoir des incendies.
L'Union internationale pour la préservation de l'environnement a inclu "les cèdres du Liban" parmi les catégories en danger du fait de l'absence de neige sur les sommets des montagnes libanaises, ce qui signifie une multiplication et propagation d'épidémies sous l'effet de la hausse de température, ce qui facilitera l'élimination des forêts de cèdres, selon le Dr. Nabil Nemer spécialiste dans la science des insectes forestiers.
Les événements majeurs du pays et leurs impacts sur l'environnement
Les élections et leurs impacts sur l'environnement
La loi électorale
La loi électorale actuelle, approuvée le 28 Septembre 2008, est une version modifiée de la loi de 1960, d'où la division des circonscriptions à des cercles restreints sur la base du département. Cette loi est injuste vis-à-vis la diversité du peuple libanais en général et l'environnement en particulier, car elle renforce l'appartenance sectaire et tribale au détriment de la prise de conscience nationale et environnementale. Alors les écologistes vertus de cette loi sont devenus des minorités et donc ils ne sont pas efficaces dans ces petites circonscriptions face à des vagues tribales et sectaires.
Les effets des résultats des élections ont renforcé la pensée régionale, sectaire et familiale au détriment de la pensée nationale, ce qui a rendu la solution des problèmes environnementaux qui affectent le pays presque impossible. Nous croyons que le système parlementaire libanais se trouvera incapable de résoudre des crises majeures, comme les problèmes des déchets solides, de la pollution de la mer, de l'air, etc.…, en particulier des thèmes de la ligue nationale qui ne peuvent être abordés ni étudiés dans de telles circonstances. Par conséquent, les écologistes qui sont des minorités dans ces élections ne pourront jamais accéder au Parlement, si cette loi n'est pas changée au profit de la loi électorale relative qui est la solution la plus efficace au Liban.
Augmentation des atteintes à l'environnement
Augmentation du nombre des permis de déboisement
Le nombre des permis de déboisement délivré semblait augmenter dans certains des quartiers marqués par leurs énormes forêts vertes, comme celles de Batroun (où la couverture végétale compte 40% du total des terres). Malheureusement, si on avait allongé la côte de Batroun vers ses montagnes entre Septembre et Décembre 2009, on aurait pu sentir la dégradation de sa qualité d'air contaminé par le dioxyde de carbone, émis par la combustion des "meules" répandues dans les forêts situées à côté de la voie publique.
Il convient de noter que ces permis de déboisement sont généralement légalisés et sont délivrés en grande partie dans l'ère de l'ancien ministre de l'Agriculture Elias Skaff, surtout pendant les élections législatives. On peut remarquer aussi, que la majorité de ce déboisement ne prend pas en compte les exigences techniques énoncées dans les licences.
Les terres appartenant aux fondations religieuses forment aussi une grande partie des domaines atteints par cette défiguration. En effet, le déboisement devient une grande menace pour la sécurité publique surtout dans certains endroits adjacents à la voie publique, car il faut lier la baisse de la couverture végétale aux glissements de terrain augmentés dans les terres escarpées, comme dans le cas de la forêt du couvent de Saint-James appartenant au Monastère des Maronites Libanais situé sur l'autoroute de Tannourine, dans la région des cascades.
L'augmentation de taux de déboisement est liée au prix du carburant, malgré le soutien mis en place par le gouvernement sur le diesel utilisé pour le chauffage.
Les infractions maritimes
L'augmentation des tentatives des infractions "légalisées" sur le long de la côte avec le début des élections ont beaucoup augmenté. Mais la présence de M. Ghazi Aridi, ministre de l'Équipement et du Transport a aidé à mettre fin à certaines infractions (comme à Kafr Ubaida). En plus, il a arrêté la distribution de nouvelles licences et permis jouant un rôle dans les infractions maritimes tout au long de la côte libanaise. De même, l'ancien ministre de l'Environnement Antoine Karam a suivi une politique sévère vis-à-vis ces infractions, il a demandé d'étudier et de renouveler certains projets maritimes déjà légalisés par des décrets, pour mieux les adapter avec les conditions environnementales et écologiques.
J'ai bien travaillé pour l'abrogation du décret n° 955 (Official Gazette Date 23/11/2007 numéro 74) - accordé à la société du développement de la côte libanaise, qui a trois mille mètres carrés au total (biens immobiliers, 262, 263 et 297 sur la côte de Kafr Ubaida), sur l'investissement de 37.026 mètres carrés de la propriété maritime publique pour établir un grand projet touristique. Ce projet avait attiré beaucoup de mon attention, et j'ai lutté pour l'arrêter et protéger ainsi la côte de la région qui s'étend entre le Batroun et Amchiite dans le nord du Liban avant d'être défigurée et transformée en un bloc de béton qui cache la mer.
La presse libanaise (L'Orient-Le Jour, Al-Diyar, Al-Akhbar, NewTV) était une arme efficace pour faire cesser une telle tentative qui viendrait s'ajouter à d'autres atteintes et projets touristiques sur le reste de l'aménagement du secteur riverain au Liban. On a eu recours, à côté des médias, à la loi libanaise dans ce contexte.
Il convient de noter que le site de Kafr Ubaida, qui était l'hôte de ce projet, est l'un de trente trois emplacements choisis par le Conseil du développement et de la reconstruction pour être protégés, étant donné leur caractère unique, naturel, géologique et archéologique. Il était aussi censé être mentionné comme une partie de la réserve naturelle déclarée par le ministre de l'Environnement le 18 Septembre 2009, sur les rives de la ville de Batroun avant le refus de la maire de la ville qui a des intérêts commerciaux dans le projet.
L'affaire "Kafr Ubaida" a pris une signification particulière en tant que champ de bataille pour empêcher l'appétit des hommes d'affaires à investir dans l'empiètement de la Marine et dans des projets touristiques non-écologique (surtout que la côte libanaise vierge est devenue très limitée).
Il est bien connu que la perte des plages aurait certainement réduit la capacité concurrentielle du tourisme dans le pays. Le remblayage de la mer, bien que sa contribution en augmentant la taille globale du pays, crée aussi des changements dans la circulation des courants d'eau qui affectent négativement les ressources de poissons marins, menaçant ainsi la pêche, et conduisant à l'érosion de certaines plages de sable, et l'inondation d'autres.
Également, le remblayage de la mer a des conséquences économiques directes sur les citoyens. Or, nous avons constaté à travers l'étude de certains calculs simples, basés sur le taux d'occupation des petits restaurants sur la plage, que près de quinze citoyens doivent payer un total d'environ un million et cinq cent mille dollars (alors qu'actuellement le coût de l'entrée à une plage privée pour une journée coûte moins de dix dollars) à la suite de l'attribution du projet de Kafr Ubaida à une entreprise responsable du développement de la côte libanaise.
La politique et l'Environnement
Les positions politiques et les discours de Son Excellence le Président Michel Sulaiman dans les enceintes internationales, qui étaient aussi fondés sur son discours inaugural, ont constitué une fondation solide pour un climat propice à la mise en place de politiques environnementales efficaces dans le pays. En plus, l'arrivée du cheikh Saad Al-Hariri, qui s'intéresse à l'environnement, à la présidence du Conseil des ministres a donné un grand espoir aux écologistes qui y voient une assurance à une croissance plus durable au Liban.
Réalisations environnementales du gouvernement Siniora
Le gouvernement du président Siniora (avant de devenir un gouvernement intérimaire), lors de l'inventaire de ses réalisations au cours de la réunion au palais présidentiel (à la suite des élections législatives qui ont abouti à la désignation de Saad Al Hariri comme premier ministre en Juin 2009), a considéré que l'une des réalisations les plus importantes était l'adoption d'un plan directif pour les carrières et les mines, et la mise d'une stratégie nationale pour éteindre et lutter contre les incendies. En effet, ces décisions ont formé une démarche qualitative dans le domaine de l'environnement dans un pays comme le Liban. De plus, le plan directif, et en dépit de ses points négatifs, a été la meilleure décision possible. La Stratégie nationale pour lutter contre les incendies constitue une base solide des politiques à suivre dans l'avenir pour la prévention des feux. La contribution de "Food and Agriculture Organization" des Nations Unies dans ce contexte, était l'unité de base de cette stratégie.
Heureusement, le ministère de l'Environnement, grâce à l'accumulation de ses expériences au cours du temps et sa capacité à sortir plus fort de la crise (la marée noire et feu), est devenu plus en mesure d'élargir l'éventail de ses partenaires internationaux. Donc, par exemple, un partenariat direct avec le Ministère de la Coopération Externe de l'Espagne a commencé dans le but d'achever un plan de projet d'étude dans les environs des îles de Palmier de valeur de sept cent mille dollars américains. Également, durant l'année 2007, ce ministère a pu obtenir un don de sept millions dollars nécessaires pour lutter contre la marée noire, ceci après son intervention au plan de la méditerranée, dans le programme de l'Organisation des Nations Unies pour l'Environnement basé à Athènes après la crise. Le ministère a aussi collaboré avec l'Organisation de l'Alimentation et l'Agriculture pour préparer un plan de lutte contre le feu, ce que le président Siniora a considéré comme l'une de ses plus importantes réalisations.
Il convient de souligner que le ministère de l'Environnement, qui a été créé lors du premier gouvernement du président Karamé en début des années 90, a toujours eu recours au Programme de Développement des Nations Unies pour assurer son financement jusqu'en 2004.
L'année 2004 forme une station importante dans la redéfinition des rôles du ministère qui a commencé, lentement, à acquérir l'expérience et les connaissances nécessaires, pour faire des relations avec les institutions donatrices et les centres d'expertise internationaux dans les domaines de l'environnement. L'année 2004 a débouché sur le succès d'un partenariat du ministère avec certaines universités nationales ayant des capacités et des compétences dans ces projets. Par exemple, on a pu réaliser avec l'Université de Balamand, le projet de "la législation environnementale ", et avec l'Université Américaine de Beyrouth, le projet« Protection des Cèdres »- financé par le Programme de l'environnement mondial du Programme des Nations Unies pour l'Environnement.
Toutefois, la guerre de Juillet 2006 reste à mon avis le moment le plus important dans la découverte du potentiel réel et durable en terme de financement et d'expérience du ministère de l'Environnement.
Le gouvernement actuel et la désignation du ministre de l'Environnement
Le Président Michel Suleiman a nommé le député Saad Hariri (en vertu de l'avis obligatoire du Parlement) Président du Conseil des Ministres à deux reprises durant l'année 2009. Il n'a pas pu former le gouvernement dans un premier temps mais il a réussi la deuxième fois. Les décrets de la formation du futur gouvernement sont annoncés le 9 Novembre au peuple libanais depuis le palais présidentiel de Baabda, après une longue crise qui a duré des mois. Le Secrétaire général de la présidence du Conseil des ministres, Suhail Bouji, a annoncé les noms des ministres de ce nouveau gouvernement, qui a réuni 13 nouveaux ministres, 11 ministres du gouvernement précédent et 5 ministres issus d'autres gouvernements précédents.
Donc, M. Mohammed Naji Rahal, né le 22 Mars 1978 est nommé ministre de l'Environnement. Rahal, selon sa biographie, est titulaire d'un diplôme de droit de l'Université Libanaise 4.
L'effet de la sélection de ce nouveau ministre, a suscité un certain nombre de questions à l'intérieur et en dehors du courant politique "El Mostaqbal", sur sa désignation et ses compétences face aux exigences et aux défis de l'étape courante, marquée par le réchauffement climatique et la Conférence de Copenhague, et tout ce qui suivra.
Le ministre Rahal, dans plusieurs interviews aux médias, a considéré sa nomination comme un message promotionnel pour la jeunesse libanaise. En effet, le nouveau ministre a montré un désir sincère de travailler et de s'ouvrir envers tout le monde. Personnellement, je crois qu'il peut facilement bénéficier des relations de son ministère avec l'extérieur, pour trouver les financements nécessaires aux projets environnementaux, profitant de l'aide de son équipe.
De plus, le président du gouvernement lui avait désigné un de ses assistants " M. Edgar Chehab", faisant partie de l'équipage du Programme des Nations Unies pour le Développement à Beyrouth, pour l'orienter et le conseiller.
La nomination du chef de l'environnement du PNUD au Liban - Edgar Chehab, conseiller principal auprès du ministre de l'environnement sans renoncer à son premier poste, n'est pas acceptable parce que cette démarche ne respecte pas le principe de la séparation entre les pouvoirs de l'Organisation des Nations Unies et d'un de ses membres. Cette étape peut conduire à des dommages aux deux partis à cause du conflit d'intérêts. La politique des Nations Unies est définie par le Conseil de Sécurité, et elle est appliquée par le Secrétaire général ainsi que ses administrations. Ce qui ne peut toujours coïncider avec le pouvoir exécutif de l'État concerné, qui est élu par le peuple. Il convient de noter que le rôle de l'Organisation des Nations Unies n'a cessé d'augmenter, dans la mesure de chevauchement avec le rôle des ministères et des agences nationales, dans certains "États défaillants", où la communauté internationale peut prendre des mesures contre cet état. J'espère donc de régler la situation et garder le personnel du Programme de Développement des Nations Unies dans leur circonscription sans les impliquer avec les ministères traitant avec eux, surtout que le Liban n'appartient pas à la catégorie des ces pays à ma connaissance.
Le volet environnemental de la déclaration ministérielle
Le gouvernement de Saad Hariri, et dés sa création, a travaillé la rédaction de la déclaration ministérielle ( en 22 pages). La déclaration est divisée en quatre grandes parties: la partie sur l'orientation des politiques et des administrations publiques (point 1 au point 24), une partie sur la politique économique et fiscale, ainsi que le développement social (point 25 au point 29), et une partie sur les priorités des citoyens (11 articles), et une partie sur les programmes des ministères et leurs priorités (page 13 à page 22).
L'aspect environnemental est venu dans la déclaration ministérielle sous le nom de «protéger l'environnement», il portait le numéro cinq, et voici le texte:
1. formation d'un comité national pour le suivi des questions des changements climatiques et la désertification.
2. Créer plus d'espaces vertes dans les villes et les villages, replanter deux millions d'arbres chaque année dans tous les départements, et travailler la prévention des incendies des forêts.
3. Trouver des solutions rapides aux décharges aléatoires déployées sur le territoire libanais et de s'engager dans l'adoption de solutions de rechange pour régler le problème des déchets solides, allant du dépistage et jusqu'à l'incinérateur.
4. Achever les réseaux d'eaux usées et la mise en œuvre des raffineries.
5. Lancer un processus, y compris des incitations pour le remplacement des taxis avec des voitures plus écologiques.
6. Mettre en place un mécanisme visant à stimuler l'utilisation des technologies propres et les énergies renouvelables. "
L'aspect environnemental dans la déclaration ministérielle actuelle, est largement plus applicable que dans la déclaration précédente, mais il a omis quelques sujets et préoccupations environnementales essentielles énoncées dans la déclaration précédente. Or certaines parties de cette déclaration semblent être le noyau d'un projet ou un plan d'action, en particulier dans la partie de la plantation de deux millions d'arbres chaque année.
La performance du ministre de l'Environnement et de son équipe
Le Premier ministre a désigné au Ministre de l'Environnement un de ses assistants " M. Edgar Chehab", qui fait partie de l'équipage du Programme des Nations Unies pour le Développement à Beyrouth, pour l'orienter et le conseiller. Cela serait nécessaire s'il doit fournir au ministre juste de l'appui technique, au besoin. Mais nous espérons que cette coopération ne nuira pas aux relations du ministre avec les écologistes et son équipe dans le ministère, et surtout avec le Directeur général.
En effet, le bureau du ministre a l'attention de transférer des fonds du budget modeste du ministère au bureau de l'Organisation des Nations Unies pour le développement à Beyrouth dans le financement pour un projet qui vise à préparer un équipe technique similaire à celui du ministère. Je crains qu'une telle mesure mène à sécher les ressources déjà limitées du ministère, en vue de créer un groupe parallèle, et pas particulièrement nécessaire, compte tenu de l'existence d'un équipage de jeunes qui ont vraiment toute la capacité et l'expertise nécessaire pour gérer le secteur.

De plus, le ministre a pris une décision de limiter l'ensemble des relations extérieures du ministère à son bureau suite à une protestation de la part de certaines organisations sur la non-coopération du Directeur général et son attention de coopérer exclusivement avec quelques organisation qu'il considère comme plus crédible. Une décision qui a suscité beaucoup de confusion au niveau de la relation de ministre avec le directeur général.

Je crains que la baisse de la coopération entre le Ministre et le Directeur général ait des impacts sur la qualité de la performance du ministère dans ses missions et ses décisions politiques environnementales.

Dans la performance du nouveau Ministre de l'Agriculture et de son équipe

Dr. Hussein Hajj Hassan - député libanais du Hezbollah est nommé ministre de l'Agriculture. Il a exprimé le souhait d' organiser un certain nombre de secteurs de l'agriculture comme le secteur de l'élevage, de la volaille, et d'autres. Immédiatement, des qu'il a assumé ses fonctions de ministre de l'Agriculture, il a suspendu les licences de déboisement accordées qui ont été délivrées à des niveaux records pendant l'ère du ministre Elie Skaff, notamment pendant les élections législatives. Cette décision était un véritable acte de foi de la part du nouveau ministre sur la nécessité de protéger le couvert végétal au Liban. Ce qui montre que ce nouveau ministre a un sens élevé de responsabilité et de flexibilité dans le traitement des sujets environnementaux et qu'il accepter la critique constructive. Ceci a été démontré par sa réponse aux réclamations présentées à arrêter le flot des élevages de poulets d'une façon aléatoire entre les unités résidentielles et agricoles.


Les grandes réalisations environnementales marquantes de cette année
Assurer la majorité du financement pour le projet de la montagne de déchets de Saida

L'Arabie saoudite a donné au Conseil de développement et la reconstruction, en coopération avec le Ministère de l'Environnement, ainsi que l'effort de l'ancien Premier Ministre Siniora et le ministre Hariri, montant de vingt millions de dollars pour résoudre le problème de la montagne de déchets à Sidon. Ajoutant à ce don, un autre qui avait été donné par Al Walid Bin Talal, depuis cinq ans, et qui a été le principal moteur fondamental de travail à trouver un financement pour ce projet. Mais nous n'avons pas remarqué (jusqu'à la fin de l'année 2009) le début des travaux sur le terrain pour établir un véritable mur de mer et d'autres étapes de base dans le projet.
Nouveaux projets dans le cadre du traitement des déchets solides
On a repéré, au niveau de la gestion des dossiers des déchets solides, des modestes mesures prises par l'État afin que le ministre de la Réforme Administrative, Ibrahim Shams-Al Din avait signé avec l'Union européenne un contrat de la mise en place de deux laboratoires pour les déchets pour l'Union des Municipalités de Baalbeck, l'Union des municipalités de El Minyeh et la municipalité de Ansar au Sud. Les montants nécessaires pour le traitement des déchets des villes ont été reçus de l'Union Européenne en 2009.
Le don d'Italie au Conseil National de la Recherche Scientifique
Le gouvernement italien a fait un don sous le forme d'un bateau scientifique "Cana" au Conseil national de recherche scientifique, qui est un laboratoire marin flottant et mobile pour faire des visites exploratrices au long de la côte libanaise, afin d'étudier la salinité, la température de l'eau, la vitesse actuelle des courants et leur direction, et le taux de la pollution. Il s'agit d'une étape fondamentale dans un pays qui manque d'informations précises sur sa fortune maritime. Nous espérons que le Conseil National nous fournira des rapports appropriés pour renforcer le contrôle des pollueurs et les malfaiteurs.
Le message du Pape à la veille de la 43ème Journée mondiale de la Paix
Le message que Sa Sainteté Pope Benedict XVI, lors du dernier jour de l'année 2009, à la veille de la 43eme Journée mondiale de la Paix 43, était sous le titre: " Si tu veux construire la paix, protège la création". Ce message comportait des avertissements écologiques et une demande pour la préservation de l'environnement. Sa Sainteté, dans sa lettre, attirait l'attention sur l'importance de la relation entre les humains et l'environnement naturel, qui est un don de Dieu pour tous les êtres humains, donc sa sauvegarde devient essentielle pour la coexistence pacifique de l’humanité. La lettre du message du Pape: «Comment demeurer indifférents face aux problématiques qui découlent de phénomènes tels que les changements climatiques, la désertification, la dégradation et la perte de productivité de vastes surfaces agricoles, la pollution des fleuves et des nappes phréatiques, l’appauvrissement de la biodiversité, l’augmentation des phénomènes naturels extrêmes, le déboisement des zones équatoriales et tropicales ?». Puis il dit dans la même lettre: nécessité de l'homme «L’humanité a besoin d’un profond renouvellement culturel ; elle a besoin de redécouvrir les valeurs qui constituent le fondement solide sur lequel bâtir un avenir meilleur pour tous». Après avoir rappelé ce qu'il avait dit dans la Genèse, dans les premières pages, il conclut que «Tout ce qui existe appartient à Dieu, qui l’a confié aux hommes, mais non pour qu’ils en disposent arbitrairement. Quand, au lieu d’accomplir son rôle de collaborateur de Dieu, l’homme se substitue à Lui, il finit par provoquer la rébellion de la nature « plus tyrannisée que gouvernée par lui ». Les droits et le devoir, alors, est d'exercer une disposition en matière de sauvegarde congénitales et les soins.
L'attention de Sa Sainteté était sur la nécessité d'une solidarité réelle et sincère entre les générations. «L’homme a donc le devoir d’exercer un gouvernement responsable de la création, en la protégeant et en la cultivant. « Héritiers des générations passées et bénéficiaires du travail de nos contemporains, nous avons des obligations envers tous, et nous ne pouvons nous désintéresser de ceux qui viendront agrandir après nous le cercle de la famille humaine. La solidarité universelle qui est un fait, et un bénéfice pour nous, est aussi un devoir. Il s’agit d’une responsabilité que les générations présentes ont envers les générations à venir, une responsabilité qui appartient aussi aux Etats individuellement et à la Communauté internationale ». « La communauté internationale a le devoir impératif de trouver les voies institutionnelles pour réglementer l’exploitation des ressources non renouvelables, en accord avec les pays pauvres, afin de planifier ensemble l’avenir».
Le Pape dans la même lettre dit qu'aujourd’hui, il y a de nombreux possibilités scientifiques et chemins d’innovation potentiels, grâce auxquels il serait possible de fournir des solutions satisfaisantes et harmonieuses à la relation de l’homme avec l’environnement. Il souligne aussi que la question écologique ne doit pas être affrontée seulement en raison des perspectives effrayantes que la dégradation environnementale dessine à l’horizon ; c’est la recherche d’une authentique solidarité à l’échelle mondiale, inspirée par les valeurs de la charité, de la justice et du bien commun, qui doit surtout la motiver. (9, 10).
Le Pape encourage donc volontiers l’éducation à une responsabilité écologique, qui préserve une authentique « écologie humaine », et affirme ensuite avec une conviction renouvelée l’inviolabilité de la vie humaine à toutes ses étapes et quelle que soit sa condition, la dignité de la personne et la mission irremplaçable de la famille, au sein de laquelle on est éduqué à l’amour envers le prochain et au respect de la nature.
Sa Sainteté conclut cette lettre en rappelant qu'il existe un lien inextricable qui existe entre Dieu et les êtres humains, et la création dans son ensemble, et il est du devoir de chaque personne de protéger l’environnement naturel pour construire un monde pacifique. C’est là un défi urgent à relever par un engagement commun renouvelé. C’est aussi une opportunité providentielle pour offrir aux nouvelles générations la perspective d’un avenir meilleur pour tous. Que les responsables des nations et tous ceux qui, à tous les niveaux, prennent à cœur les destinées de l’humanité en soient conscients : la sauvegarde de la création et la réalisation de la paix sont des réalités étroitement liées entre elles. "Si tu veux construire la paix, protège la création".
La paix qui était à l'origine entre "la nature et l'homme" a été changée par "le péché", le péché contre Dieu et contre l'humanité. Ce pêche a nuit au don de l'amour appelé par le Bible, «Paradis». Le retour vers ce paradis serait par "la repentance" et à la miséricorde de Dieu et son amour, ainsi que la réconciliation avec nous-mêmes et avec la nature et avec Dieu. Dans ce pays paradisiaque, planté au bord du désert et en sur la seule ligne géographique, sur latitude 25, on trouve dans cette nation la modération naturelle et morale.
Le Pape a mis l'Eglise catholique dans son ensemble en face d'une responsabilité morale contre les violations continues de l'environnement dans le monde et il l'a dirigée sur le chemin du travail pour la préservation des terres, Le Paradis des humains. Et je pense qu'un tel message, émanant de la plus haute autorité de l'église, a des effets de long terme pour créer une véritable révolution dans le domaine de la sensibilisation à l'environnement parmi les gens et leurs dirigeants. Mais malgré ce message historique, il reste encore quelques clergés chrétiens au Liban (moines et encres), qui ne donne pas à l'environnement l'attention qu'elle mérite dans leur gestion des biens religieux en préférant le plus souvent le bénéfice économique direct sur la durabilité des ressources et la protection la terre que Sa Sainteté l'a appelé «Paradis».
Le message du Pape a affecté un grand nombre de mots des religieux le jour du Nouvel An (2010), qui étaient dans la forme et le contenu compatible avec elle. J'espère que ces lettres chrétiennes se complèteront avec des avis similaires d'un certain nombre des religieux musulmans dans des pays musulmans. Ce qui fera de la préservation de l'environnement un objet sacré pour le peuple, au liban et dans les pays arabes.
La sympathie des médias avec l'environnement
Les médias ont continue de se sympathiser avec les questions environnementales à une fréquence accrue au cours de l'année 2009, ce qui reflète la volonté par les responsables du secteur des médias de diriger la population à des sujets plus importants que la vie politique quotidienne. Le nombre des reportages de l'environnement dans les médias ont augmenté en dépit des nouvelles politiques dans le pays, comme les élections, les crises politiques répétées (comme celui de la formation du gouvernement, qui a duré plusieurs mois).
Mesures prises par certaines entreprises
Un bon nombre d'entreprises libanaises à adopter une «stratégie de l'entreprise neutre en carbone" afin de rendre leur travail plus appropriées avec les normes environnementales en réduisant leur part des émissions de Gaz (en particulier le dioxyde de carbone) au minimum, par une des techniques d'isolement approprié et le remplacement des systèmes d'éclairage par un autre plus efficaces et moins gourmands en énergie. Également, ils ont eu recourt partiellement aux énergies renouvelables (le soleil dans la plupart des cas), en vue de réduire leur consommation de carburant. Les missions diplomatiques à Beyrouth (ambassade britannique, par exemple), sont le meilleur exemple d'une telle tendance.
L'initiative du leader Walid Joumblatt
L'année 2009 a été marquée par le lancement par le leader libanais Walid Jumblatt d'un projet sur l'environnement le 8 Novembre. L'initiative de Joumblatt vise à réduire la facture de sa ville natale (Al Mokhtara) par le remplacement des systèmes électriques qui dépendent entièrement de l'électricité du Liban, en se basant en partie sur les énergies alternatives à travers l'utilisation des chauffe-eaux solaires. Le projet consiste à équiper toutes les maisons de sa ville natale par des chauffe-eaux solaires pour fournir de l'eau chaude. Il a personnellement financé ce projet. Il convient de noter que tous les composants de ces équipements sont fabriqués localement et ils ont un niveau similaire aux spécifications d'entreprises internationales. Ce qui a été fait en coopération et en coordination avec la municipalité Al Mokhtara. Le nombre d'appareils installés est 105 appareils, qui couvrent 90 pour cent des résidences de la ville. En effet, l'ingénieur responsable du projet déclare que ce projet vient dans le contexte d'une tendance à convertir Al Mokhtara à" ville verte "modèle, ce qui limitera l'utilisation des polluants de l'environnement et réduira la consommation électrique. En plus, la ville va se connecter à une station d'assainissement pour le traitement des eaux usées et la conservation de l'eau, eaux souterraines, à condition que la deuxième phase soit l'optimisation de l'éclairage public. En effet, le besoin d'une maison moyenne dans la ville est de 9000 kilowattheures, donc sa facture est 800 $ par année. Or l'utilisation des chauffe-eaux solaires par logement économisera 4500 kilowattheures par an, représentant 50% de l'ensemble de l'énergie nécessaire pour la maison, ce qui signifie une réduction des factures d'électricité d'environ 500 $ par année. Cette démarche diminuera aussi la pression et la charge qui pèse sur le réseau principal. Si ce projet se généralise sur le territoire libanais, on peut économiser entre 20 et 25% de la consommation d'énergie en général.
Les mesures prises par la Régie des Tabacs et Tombacs
La Régie a annoncé les mesures pour réduire sa part de la pollution résultant des activités de production, grâce à une réduction de leur part dans les émissions de gaz à effet de serre en particulier. Cette mesure était sans précédentes au niveau des administrations de l'Etat libanais. Comme, elle a soulevé un certain nombre de demande que le tabac est nocif et contaminées.
La Régie a estimé que les mesures prises ont abouti, en dépit de leur simplicité, à réduire les plafonds de dépenses de production. Elle a également annoncé que l'administration va prendre plusieurs autres mesures visant à accroître les taux de recyclage des déchets de tabac et de rationaliser l'utilisation des pesticides et autres composés chimiques dans l'agriculture du tabac, et l'achèvement de la rationalisation de la consommation d'énergie et s'appuient en partie sur l'énergie solaire pour l'éclairage dans le bâtiment de l'administration centrale et aussi la création d'un prix de l'environnement vise à stimuler le développement durable du pays. De telles initiatives devrait être encouragé afin de diffuser et d'appliquer les mesures prises à cet égard.
L'environnement au cœur des préoccupations du ministère de l'Intérieur
Renforcer la coopération avec la Direction Générale des Forces de sécurité intérieure
Il y a eu une coopération avec la directeur Générale des Forces de Sécurité Intérieure afin de réduire les atteintes à l'environnement à travers le contrôle et le châtiment des coupables. Le directeur Générale des Forces de sécurité intérieure (le General Achraf Rifi) montre une volonté sérieuse de coopérer, mais le nombre très réduit des logistiques du matériel et la dégradation de la qualité dans de nombreux cas, ainsi que les problèmes bureaucratiques dans l'établissement résultant de la situation politique et sectaire dans le pays empêchent la réalisation des résultats significatifs. Il convient de noter que la plupart des violations sont dans les districts éloignés où les forces de sécurité intérieure sont plus rares. Mais des progrès ont été observés, car on a remarque une légère augmentation de l'efficacité de l'application de la loi pour empêcher les violations de l'environnement par rapport aux années précédentes.
L'initiative de l'Akhdar Dyem
Les feux de forêts dévastateurs que nous voyons chaque année avec l'arrivée de l'été ont incité le ministère de l'Intérieur et des Municipalités en 2008 à lancer une initiative pour lutter contre les incendies de forêt au Liban en achetant des hélicoptères et des voitures de pompiers pour combattre le feu plus efficacement.
Pour cet effet, l'association "Akhdar Dyem" est créée sous le registre 1351 afin d'appuyer les efforts visant à combattre les incendies des forêts et d'acheter des fournitures à cette fin comme les hélicoptères, les camions de pompier, les équipements nécessaires et autres…, et après l'association donne tous les achats à l'Etat libanais, sous le forme d'un don inconditionnel, conformément à la réglementation. Les membres fondateurs de "Akhdar Dyem" sont les Messieurs: Fadi Abboud, Antoine Choueiri, Fadi Fawaz, Talal Al Makdessi, Philippe Abi-Akl, le général de brigade Darwish Hobeika, Sawsan Bou Fakhreddine, Nadim Kassar, Pascale Choueiri Saad, Fadi Saab, Salah Osseiran et Philippe Skaff .
"Akhdar Dyem" a mené cette campagne en collaboration avec le bureau du vérificateur technique "Bureau Veritas" et l'entreprise KPMG vérificateur financier pour confirmer la transparence des procédures financières et techniques pour l'achat de matériel.
L'achat des hélicoptères pour lutter contre les incendies par "Akhdar Dyem" a été l'événement le plus important de l'année pour l'environnement. C'était une étape fondamentale dans la résolution du problème chronique qui menaçait d'éliminer la richesse du Liban. Mais malgré l'importance de cet événement, ces achats ne sont pas suffisants, parce que l'État et la société civile doivent ensemble prendre un certain nombre de mesures pour s'assurer que les taux de déclin annuel de feu estimé de plus de mille cinq cents hectares de brousse chaque année, selon les chiffres du ministère de l'Environnement. Ce qui est nécessaire est la création d'une organisation nationale pour la forêt afin d'assumer les tâches liées à ce fichier, cette organisation doit comporter des représentants des parties concernées. Entre temps, ce fichier doit être poursuivis par l'intermédiaire du Comité de coordination, établi par le Premier Ministre d'Etat Fouad Siniora, pour protéger ce qui reste des forêts et par l'application des projets visant à assurer l'alerte précoce et d'y lutter contre les incendies quand elles sont à ses débuts dans les endroits sensibles avec le renforcement des sensibilisation à l'environnement entre les individus et les communautés.
En ce qui concerne la démarche de "Akhdar Dyem" je vais me contenter de citer ce qui a été publiée par un journal sur le sujet:
L'association "Akhdar Dyem" a effectué un achat de 3 hélicoptères Sikorsky, qui vont bientôt décoller de Grande-Bretagne pour atterrir sur les terres du Liban, une réception officielle est prévu par le ministre de l'Intérieur Ziad Baroud. Il est prévu que ces hélicoptères contribuent à la réduction des feux de forêt qui touchent chaque année plus de 3000 hectares de végétation, les 8 plus récente d'acres sont brûlés samedi dernier à Juwaya et Hannawiyah. Avons-nous pu éviter cette perte, si les hélicoptères avaient été déjà au Liban?
Dans une course contre le début effectif de la saison des incendies, et avant la préoccupation du ministère de l'Intérieur par la gestion complète du processus électoral, une équipe spéciale de l'armée de l'air dans à l'Armée Libanaise examine actuellement les trois hélicoptères du modèle de Sikorski S-70A, à l'aéroport Terkston en Grande-Bretagne, et en les préparant pour le décollage jusqu'au l'aéroport international de Rafik Hariri.
Le Ministre de l'Intérieur et des Municipalités Ziad Baroud n'a pas annoncé la date de l'arrivée d'hélicoptères, qui auront la tâche de combattre les incendies de forêt au Liban, mais il a déclaré dans une interview avec «Al Akhbar» que «l'arrivée de l'hélicoptère est devenu» imminent.
L'achat effectué par "Akhdar Dyem" pour le ministère de l'Intérieur et des Municipalités, est le premier événement de ce genre dans l'histoire du Liban, et peut-être dans le monde. On n'a jamais vu une organisation non-gouvernementale qui a pu acheter des hélicoptères paramilitaires pour le compte d'un gouvernement.
Le ministre n'a pas hésité à défendre l'idée d'acheter des hélicoptères à travers "Akhdar Dyem" et non pas directement par le ministère, même si cela implique de reconnaître l'impuissance du gouvernement pour répondre aux besoins du pays rapidement, «tout d'abord, je voulais que tout le sujet soit suivi en dehors du champ d'application du ministère, afin d'accélérer l'achèvement des transactions qui peuvent prendre des années si l'opération se fera par le ruban rouge connu dans l'administration libanais».
Il a annoncé également que ces hélicoptères «seront donnes aux forces aériennes de l'armée libanaise, où se trouve les pilotes qualifiés pour diriger ces hélicoptères, en attendant que des pilotes de former des spécialistes dans la défense civile ».
"Akhdar Dyem" a confié à une commission le processus de faire un appel d'offre pour l'achat des hélicoptères, où un cahier détaillé des conditions a été préparé. La commission a eu des offres de 21 compagnies, compétentes et spécialisées. Or le «Sikorski Aircraft Corporation» USA, une branche de la «United Technology Corporation» qui est un géant de l'industrie aéronautique a été sélectionné.
Le ministre a révélé que "Akhdar Dyem" a pris une décision audacieuse qui n'était pas attendue, de l'achat potentiel de 3 hélicoptères, au lieu d'acheter 2 hélicoptères et 50 camions de pompier équipés pour combattre les incendies de forêt. Et il ajoute: «Cela ne signifie pas que nous abandonnons l'achat de véhicules, mais au contraire, mais l'achat ne va pas faire dans un proche avenir car nous sommes encore au stade d'étudier les offres. Donc, on a préféré acheter maintenant 3 hélicoptères, et de recueillir d'autres dons pour l'achat de véhicules qui devraient coûter 5 millions$ ».
Le ministre a pris l'initiative de créer "Akhdar Dyem" le 20.10.2008, qui rassemblait un certain nombre de militants de l'environnement, ainsi que des représentants d'entreprises du secteur privé et des organismes économiques. Cette association a été en mesure de recueillir des dons pour un total de 16 millions dollars; la moitie est un don de député Saad Hariri, et il y a aussi des banques, des entreprises, des compagnies d'assurance et d'autres.
"Akhdar Dyem" a parié sur l'interaction de l'opinion publique libanaise, avec l'arrivée de l'avion, et que les citoyens vont prendre l'initiative de faire davantage et de contribuer à l'achat des véhicules.
"Akhdar Dyem" avait d'abord avancé l'idée de «Téléthon» (en direct sur la TV) pour rassembler des fonds, mais il a trouvé qu'il faut une longue préparation et des conditions préalables pour assurer son succès. Donc, il a conçu une collecte de fonds par contact direct avec des hommes d'affaires, des autorités économiques et des banques.
Le site officiel de l'hélicoptère Sikorski S-70A, montre qu'elle est spécialisée dans la lutte contre les incendies de forêt, et a l'avantage d'un mouvement rapide, et la possibilité d'ingérence dans les zones montagneuses difficiles. L'hélicoptère a reçu un prix par le conseil de l'Etat de Los Angeles après avoir contribué à un énorme incendie qui a éclaté dans le sud de l'État en 2004. L'Etat possède trois hélicoptères de ce type.
L'avantage de cet hélicoptère, c'est qu'il a la capacité à jeter de l'eau dans un incendie d'une façon ciblée et intensive sur un endroit de la cible. Il est équipé d'un réservoir d'eau qui peut contenir 1000 gallons, équivalentes à 3785,4 litres et une capacité supplémentaire d'un maximum de près de 12 mille litres. L'hélicoptère est conçu pour avoir la capacité de faire le plein d'eau pendant son vol par un tuyau long (tuba) qui aspire l'eau et fait le plein directement dans le cours d'eau dans moins de 3 minutes, ce qui augmente l'efficacité du retour rapide à la zone de l'incendie.
En plus de combattre les incendies, on peut les remplir avec des pesticides et les pulvérisés sur les plantes. Il a la capacité de faire des opérations de sauvetage par hélicoptère lors de catastrophes naturelles, et il est équipé d'une clinique médicale mobile dont les sièges sont adaptés pour le transport des malades et des blessés.
L'initiative du reboisement par le ministère de l'Environnement
Le Ministère de l'Environnement a annoncé à l'occasion de la Fête de l'arbre de l'année 2009, qu'il se préparait à lancer la troisième phase du plan national de reboisement, qui a débuté en 2002. Dans la première et la deuxième le boisement a couvert environ 305 hectares et 278 hectares respectivement dans 50 sites distribués sur les différentes régions du Liban. En 2009, il y a une pulvérisation des graines par l'air dans 11 emplacements et d'une superficie équivalente à environ 160 hectares.
Les problèmes environnementaux
Les incendies
La situation actuelle des forêts
La superficie totale des forêts, selon les chiffres de la Banque mondiale en collaboration avec l'Association de la propriété forestière et le ministère de l'Environnement (en 2008) est de 106.178 hectares, de sorte que 80% sont menacés d'extinction en raison des feux qui dévorent chaque année, une superficie estimé de mille cinq cents hectares.
Le pourcentage de couverture forestière dans les dernières années au Liban a diminué jusqu'à atteindre environ 13% selon les informations du ministère de l'Environnement, après avoir été environ 35% de la superficie totale du Liban dans les années 1960-1965.
Les causes de la dégradation des forêts et la manière de les maintenir:
Liban subit chaque année de la dégradation des forêts, à cause de l'urbanisation et les migrations, ainsi que l'expansion agricole au détriment des forêts, le déboisement sauvage, le climat, les incendies, les guerres, le surpâturage, les ravageurs et les maladies, le manque de conscience environnementale, la situation économique et sociale, les carrières aléatoires, et enfin la légèreté dans l'application des lois et des procédures administratives.
On remarque que ces raisons sont parfois dues à des facteurs naturels et d'autres fois à des facteurs humains. Mais même les facteurs naturels peuvent être réduits grâce à la sagesse humaine et la conscience environnementale. Le ministère de l'Environnement souligne l'importance d'un partenariat entre les secteurs publics, académiques, universitaires et privés pour étendre la sensibilisation environnementale et la mise en place et l'application des concepts environnementaux dans notre vie quotidienne pour la préservation des ressources naturelles en général et en particulier des arbres et l'encouragement des initiatives individuelles et collectives qui touchent directement et indirectement l'arbre et sa protection. Par exemple, le prix d'un vieux arbre de pin fructueux qui a 50 années coûte près de 75 millions de livres libanaises, et par conséquent chaque individu doit réduire sa consommation de papier, favoriser l'utilisation du papier recyclé, puis la collecte du papier usé pour le recyclage des déchets, si possible, et utiliser du papier recyclé ou fabriqué dans des foresteries durables.
Avantages tirés des forêts:
On a conscience de l'importance et l'utilité des forêts dans domaines suivantes:
• La préservation de la biodiversité et les écosystèmes naturels
• La protection du sol contre l'érosion,
• L'amélioration de la capacité de la terre d'absorber l'eau de pluie
• La maintenance des éléments nutritifs dans le sol
• La production de bois et d'autres produits forestiers, comme le pin, le caroube, les champignons et le miel ....
• La purification de l'air
• L'encouragement de l'éco-tourisme
• Le paysage naturel

Les atteintes aux eaux souterraines
La persistance des violations légalisées des stocks du Liban en eaux souterraines en raison de la corruption, est encore répandue dans l'administration des eaux souterraines et le bureau d'acquisition au Ministère de l'Energie et l'Eau. On a délivré cinq cent quatre-vingt licences de forage des puits artésiens dans un délai de vingt jours, pendant l'absence du Directeur général de cette administration hors du pays. Par conséquences, on a transfert M. Hekmat Shahrour, chef de l'acquisition, M. Shoaib Sabeh, chef de l'administration de l'eau souterraine et de M. Adnan Dergham, directeur d'études, à l'Inspection centrale pour leur participation dans ce sujet. L'inspecteur Mohamed Aboud est le responsable de ce fichier. Or j'estime que ses mesures ne sont pas suffisantes. Donc je demande au ministre de l'Energie de suivre personnellement le dossier et de prendre des mesures extrêmes contre les nuisibles à la richesse des eaux souterraines en les envoyant au Procureur General après avoir considéré leur acte comme étant un délit contre la sécurité du peuple.
En plus, certains puits dans des grandes villes sont utilisés comme des fosses septiques, ce qui constitue une flagrante atteinte aux eaux souterraines, et menace donc la sante publique.
Il convient de noter que l'augmentation du nombre des puits d'une façon aléatoire, a conduit à la pénurie de certains ressorts et la salinisation des autre puits à la suite de l'intrusion d'eau de mer dans des aquifères en raison de diminution des sources d'eau qui l'alimente après la diminution des chutes de neige et l'augmentation de drainage d'eau.
Il faut être radical dans un tel sujet pour protéger le pays et sa fortune des eaux contre toute attaque future.
En effet, il y a un petit nombre de courtiers, qui ne dépasse pas les doigts de la main, qui donne des licences de forage des puits pour un montant qui varie entre 2000 et 40000 dollars. Il convient de noter que le ministère de l'Énergie et de l'eau ont accordées au cours de l'année 2009, 1800 licences pour creuser des puits artésiens sur 2500 demandes présentées au ministère.
La prolifération anarchique des élevages de poulets
Le sujet de la prolifération anarchique de fermes de poulets est apparu au premier plan avec l'année 2009. Et à la prolifération anarchique de ces activités polluantes (pas légalisé dans la plupart des cas) entre les habitations a un impact négatif sur la santé publique et l'environnement en trouvant dans les déchets des volailles, qui sont utilisés ou conservés au hasard dans le voisinage des fermes, de nombreux types de microbes nuisibles, directement ou indirectement à l'environnement d'habitation et d'agricole voisin. Le danger est énorme, si et lorsque la présence de fermes se trouve à cote des sources d'eau et des réservoirs. Ce qui conduit à l'infiltration de certains métaux lourds comme le cuivre, ou des microbes comme Streptocoques ou Salmonella, à cause de l'infiltration des déchets des volailles dans le sol et puis dans l'eau potable. Et le village de Hjoula, du district de Jbeil, est un exemple flagrant de cela.
D'autre part, le ministère de l'Agriculture a exprimé son intention d'organiser ce secteur vital, qui est une source de revenue pour de nombreuses familles au Liban. Il est encore nécessaire que les autres ministères et bureaux concernés par ce sujet soient plus stricts à donner des licences (gouverneurs et dirigeants de district et les bureaux de la ville, Ministère de la Santé et le Ministère de l'Environnement) et l'application des lois en vigueur dans ce contexte
La pollution des rivières et des ruisseaux
Le sujet de la pollution de fruits et légumes, en raison de la contamination de l'eau potable de l'irrigation par les eaux usées et les déchets solides, est d'actualité de nouveau avec l'année 2009, après une déclaration du ministre de l'Environnement, dans le gouvernement d'intérimaire, M. Antoine Karam, en s'appuyant sur une étude réalisée par Dr. Zaki Ghorayeb, un pédo-chirurgien ( ). Provoquant une vague des réactions aux médias et une grande crainte chez les consommateurs en raison de la contamination d'une grande partie de leur alimentation. Alors, la solution sera de trouver des financements pour des projets d'assainissement dans les régions et de protéger les sources d'eau et le sol de toute contamination. Alors que nous continuons de surveiller la pollution de certains ruisseaux par les eaux usées de l'huile d'olive, mais pas d'une façon dangereuse car il n'y a pas d'effets nuisibles de cette pollution sur la santé humaine, bien qu'elle change la couleur, de goût, l'épaisseur et l'acidité de l'eau. On n'a pas trouvé des solutions radicales à ces problèmes qui se trouvent dans de nombreux régions comme le Batroun et ses aleantours.
La pollution des eaux d'irrigation conduit à la dégradation des terres et les effets de la détérioration économique sont majeure sur l'agriculteur par la quantité et la qualité de son produit.
Régression de l'intérêt dans le dossier de la poursuite d'Israël
Bien que le Président de la République a réaffirme son attention de poursuivre Israël pou payer des indemnités lors de son discours à l'Assemblée de l'Organisation des Nations Unis en 2009, on remarque que le pouvoir exécutif représente par les ministères concernés dans le pays, n'a pas pris des mesures concrètes dans ce contexte. Ce qui pousse à s'interroger sur la correspondance des réalisations du ministère de l'Environnement avec l'élément de la déclaration ministérielle sur l'environnement, notamment la partie relative à contraindre Israël à assumer les coûts des dommages causés par la catastrophe, comme la nappe d'huile et les bombes à fragmentation sur des terres agricoles. Il convient de noter qu'il existe une résolution condamnant Israël dans ce contexte, élaborée par la Commission de l'Assemblée générale des Nations unies, sous la présidence du chef du gouvernement Siniora. D'où la nécessité de donner le dossier pénal d'Israël l'importance qu'elle mérite. Nous espérons que chacun des ministres de l'Environnement, Justice, Agriculture et des Affaires étrangères dans le gouvernement actuel et au cours de la prochaine année, élabore des cadres opérationnels pour avancer dans ce contexte, en vue d'obtenir une indemnisation appropriée en fonction de la décision de l'Assemblée de l'Organisation des Nations Unis

La pêche à la dynamite

Suite à notre intervention, avec un certain nombre de responsables de la société civile du Sud chez le ministre de l'Intérieur, la pêche à la dynamite a été arrêtée, illégale dans Tire et ses environs (durant la seconde moitié de l'année 2008). Par contre, les taux de licences de «compresseur» donnée par le Ministre de l'Agriculture pour les plongeurs afin de débarrasser les filets de pêche coincées et l'extraction des éponges marines, a beaucoup augmenté. Mais, les licences accordées par le ministre Elias Skaff (début 2009 à les portes des élections législatives) sont mal utilisés. En effet, ces licences sont devenues des excuses pour la pêche à la dynamite d'une façon masquée. Ce qui est devenu une violation masquée et légalisé, mais convaincante à la Convention de Barcelone pour la protection de l'environnement marin. Mais le mauvais usage de cette autorisation devient un danger grave pour la sécurité de ses utilisateurs, qui a conduit à l'apparition de la paralysie totale ou partielle chez quelques plongeurs (victimes de leurs attentats à la bombe dans l'eau), et a également causé des dommages à l'environnement marin. Ce qui a nécessité après notre demande au Ministre de l'Agriculture d'intervenir pour arrêter ces licences, étant donné notamment que cette utilisation est une forme de contournement de la loi et un crime contre les pêcheurs, qui ont ces licences, et le milieu marin, d'autant que l'éponge est devenu rare dans le fond de la mer des eaux territoriales libanaises. Si les filets des pêcheurs sont vraiment coincés dans certains cas dans la mer profonde, on n'a pas besoin de plus de vingt-quatre heures pour les enlever par le "compresseur". C'est selon les informations initiales, il y a quarante pêcheurs d'un total de sept cent pêcheurs marins dans Sarafand, qui souffrent d'une paralysie partielle ou totale, ou perte d'un membre de leur organe, à cause de l'utilisation de la dynamite, parfois légalisée par des licences. C'est ainsi que nous considérons que l'utilisation de dynamite sous aucune couverture dans le bassin sud du fleuve Litani, est une violation de la résolution 1701, qui interdit le trafic ou le transport de substances explosives dans cette région.

Recommandations

Suite à ce qui a été présenté, il est indispensable que le Liban:
Premièrement, changer le système libanais par la création d'une loi électorale repose sur la représentation relative et qui favorise le sentiment des grands sujets nationals tels que l'environnement au détriment du sectarisme et du régionalisme.
Deuxièmement, le travail pour réduire la facture pétrolière du pays par la réduction de la dépendance au pétrole à travers:
1. Adopter l'étude (E7) préparé par Ansaldo et l'EDF en 2004 (gratuitement) pour traiter le problème du Liban à l'égard de l'électricité et arrêter l'indépendance de l'EDL au fuel et en tenant compte de ses coûts et ses émissions.
2. Réduire l'importation des voitures d'occasion,
3. Organiser le secteur des transports publics pour réduire les émissions de gaz polluants
Il faut noter que ces mesures aident à réduire les émissions de gaz polluant et de veiller à la qualité de l'air dans pays qui se dit touristique.
Troisièmement, déclarer un état d'alerte pour l'eau et arrêter de donner de nouvelles licences de puits artésiens par le ministère de l'Energie et de l'Eau, étudié la possibilité d'une suspension des anciennes licences qui ne cadrent pas avec les exigences techniques, amener à la justice les responsables corrompus et les malfaiteurs, et imposer des sanctions appropriées pour l'atteinte d'eau souterraine du peuple libanais. Comme il faut limiter le droit de la signature de délivrer des licences pour des puits par le ministre, après avoir pris l'avis de la direction dans ce contexte.
Quatrièmement, mettre fin à la légalisation de nouvelles transgressions marines (délivrance de nouveaux décrets pour les infractions) et trouver des initiatives comme "Akhdar Dyem" pour financer l'achat des terrains restants et possédé par le ciment le long de la côte libanaise, en coopération avec les autorités locales (municipalités) et d'autres membres de la société civile (associations et secteur privé).
Cinquièmement, trouver des financements pour accélérer les projets des stations d'épuration afin de protéger la mer et les ressources en eau douce au Liban considérées comme une richesse nationale qui ne peut pas être touchée.
Sixièmement, la création du Conseil national de la forêt, de sorte qu'elle soit une institution publique sous la tutelle du Premier ministre ou le ministre de l'Environnement, pour avoir la responsabilité de réduire la déforestation et le déboisement dans le pays. En plus, on doit lui assurer les conditions nécessaires pour assurer son succès.
Septièmement, l'activation du travail du Conseil national pour les concasseurs et les carrières et faire les ajustements nécessaires à ses systèmes pour assurer l'application des conditions stipulées dans les licences accordées premièrement et avant tout la réhabilitation des carrières et des sites.
Huitièmement, procéder en instaurant un véritable partenariat entre les ministères de l'Environnement et des Affaires étrangères pour développer les fondements de la diplomatie environnementale qui doit viser à renforcer la présence du Liban sur la scène internationale non seulement pour les conflits et les guerres, mais pour résoudre les problèmes mondiaux et existentiels, parce qu'il aura un impact positif direct sur le pays de Cèdres, peut se résumer ainsi:
1. Améliorer l'image du Liban à l'échelle internationale comme un ami de l'environnement, et non seulement comme un pays qui n'a connu que des crises et des guerres.
2. Attirer un financement pour des projets visant à améliorer ses sites environnementaux en y améliorant la qualité de vie (la qualité de l'air, l'eau et la conservation de la biodiversité).
3. Créer un réseau de relations internationales pour le Liban visant à accroître la sympathie envers lui pour la cause environnementale et donc condamnant Israël pour la guerre de Juillet en payant des indemnités, afin de dissuader toute attaque israélienne futur pourrait refrapper les installations de la mer, des terres naturelles et cultivées du pays, l'eau et l'air.
Neuvièmement, travailler pour élaborer un plan de gestion des déchets solides et le mettre en place après l'avoir moderniser et le développer, compte tenu de l'importance du sujet.
Dixièmement, travailler rapidement pour trouver une nouvelle législation dans les secteurs suivants:
• La sécurité alimentaire et le contrôle suite de l'émergence de la question d'un dépôt de pesticides agricoles,
• L'organisation des secteurs du bétail et de volaille et d'autres secteurs agricoles, de manière à ne pas devenir une source de pollution de l'environnement. Et sensibiliser les agriculteurs sur la façon d'appliquer les principes de gestion intégrée pour prévenir les maladies, afin de réduire les sédiments dans l'alimentaire et la protection de l'agricole, et la conservation des sols, de l'air et de l'eau.

Remerciements

Nous avons eu quelques contributions d'un certain nombre de médias et de l'informatique qui a eu un impact positif sur l'explication de certaines des violations de l'environnement. Et que je tiens à remercier les dames et les messieurs, les journalistes, et les gens des médias qui ont coopéré avec moi personnellement sur un certain nombre de problèmes environnementaux et ceux-ci sont: Laure Solaymen (Directrice de l'Agence nationale pour l'information), Susan Ba'qalini (journal L'Orient Le Jour), Susan Barbari, Tony Eissa (d'Al-Diyar), Salem Dakkak (Manager Daily Star), Bassam Kantar (d'Al-Akhbar), Ghassan Hajjar (directeur de la rédaction de Al Nahar), Rita Chamoun (de la radio Voix du Liban), Tony Murad (Directeur de Free Liban), Tony Solaymen ( Directeur des programmes) et Fadi Alnakouzi et Pierre Bayeh, Habib Younès (Directeur de la Voix El Mada) et Georges Ghanem (Directeur nouvelles et des programmes politiques dans la Lebanese Broadcasting Corporation) et Yazbeck Wehbe, Georges Yasmin (d'OTV) Dmitry Khadr (Le Directeur New TV), Basil Al-Aridi, Qasim Dghaman (de la NBN), et d'autres médias et journalistes, et tous les autres qui ont contribué à faire réussir ce travail essentiel à élever la voix et de dissuader les attaques environnementales.
Je tiens également à remercier la bénédiction et le patronage de Son Excellence le Président Michel Suleiman et son personnel, en particulier l'ambassadeur Nagi Abi Assi, le Directeur général, Dr. Eli Assaf, Le conseiller économique de mes activités. Et leur soutien moral m'a été de grande aide dans mes ambitions pour un Liban meilleur. Je remercie également le ministre Aridi - Le ministre des Travaux publics et des Transports pour son action à mes remarques pour éviter les infractions maritimes. Enfin, je note avec amour, le ministre Ziad Baroud - Le ministre de l'Intérieur, qui m'a accompagné dans de nombreuses étapes, ainsi que les contributions du général Ashraf Rifi - Directeur général de Forces de sécurité intérieure, à sa croyance de la nécessité d'arrêter les violations des lois environnementales en vigueur. Enfin, je m'incline devant les sacrifices de l'équipage de la Direction générale de l'Environnement, de ma famille et mes collègues dans la régie et l'Ecole Supérieur des Affaires (ESA) et son directeur mon ami Stéphane Attali, ainsi bien que mon sponsor Fransabank.

Références

Le site du ministère de l'Environnement.
Le site Web du de la présidence du gouvernement.
Le site de l'Agence nationale pour les médias électroniques.
Le site du Centre d'information catholiq

هناك تعليقان (2):

  1. http://sites.google.com/site/protectionmaisonfeuforet

    Bonjour
    Je suis un ancien Colonel des sapeurs-pompiers de Nice ( 1957-1990 )
    Voici quelques règles de Protection qui pourraient être utiles aux habitants de forêts, si vous en avez.
    Vous avez un très beau pays,préservez-le
    Roger Arlot 85520 France

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  2. Salut Mon Colonel,
    Merci pour votre message.
    Je suis étudiant de génie environnemental à l’Université Libanaise.
    J’ai déjà pris un cours de gestion des feux des forêts et je vous félicite pour le site web.
    Je suis intéressé aussi à l’effet du changement climatique sur les feux des forêts, et j’espère dans le futur prévenir les pertes des espaces verts dans mon pays.
    J’ai ajouté votre site comme lien sur Facebook.
    Cordialement,
    Johnny Waked

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