الخميس، 19 يناير، 2012

Les milieux politiques pressent l’État d’agir pour éviter une nouvelle catastrophe

Liban Les milieux politiques pressent l’État d’agir pour éviter une nouvelle catastrophe jeudi, janvier 19, 2012 L’ancien chef d’État, Amine Gemayel, a rendu visite hier à l’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar. Il a fait part de sa profonde tristesse, de la tristesse du Liban entier et de celle de l’Église maronite, suite au drame de l’immeuble de Fassouh. « Nous devons tirer les leçons de ce qui s’est passé, afin d’éviter que cela ne se répète à l’avenir », a-t-il dit. M. Gemayel a évoqué à ce propos le projet présenté par son fils défunt Pierre en vue de la prévention des accidents et des catastrophes naturelles. « Il est grand temps que le Parlement s’attèle à l’étude de ce projet qui, s’il avait été adopté, aurait pu éviter ce genre de catastrophe », a-t-il souligné. De son côté, le député Serge Tersarkissian a exprimé sa solidarité avec les habitants d’Achrafieh, après l’effondrement de l’immeuble à Fassouh qui a causé la mort de plusieurs personnes. Il s’est étonné du fait que le gouvernement n’ait pas décrété le deuil national en hommage aux victimes. « Nous avons honte de notre État, a-t-il affirmé. Malgré la prise de conscience tardive, il n’est plus permis de se taire sur ce genre de sujet, ou du moins faudrait-il que les coupables rendent des comptes », a-t-il martelé. L’ancien député Misbah el-Ahdab a, pour sa part, présenté ses condoléances aux familles des victimes. Il a demandé aux responsables et à l’État d’admettre que de nombreuses régions du pays, et pas seulement Beyrouth, sont menacées de catastrophes semblables à celle d’Achrafieh ou même plus graves. « Nous ne faisons pas de la surenchère si nous affirmons que la ville de Tripoli et certains de ses vieux quartiers comme Tebbané, Kobbé, Baal Mohsen ou Biqar sont exposés à de telles catastrophes », a-t-il ajouté. Il a également appelé les autorités à œuvrer « pour éviter que ce genre de drame ne se répète ». Par ailleurs, le conseiller pour l’environnement Mazen Abboud a interpellé la municipalité de Beyrouth ainsi que la direction de l’urbanisme, leur demandant « quelles sont les modalités suivies pour assurer la sécurité des bâtiments situés à proximité de chantiers, dans la capitale ». Et d’estimer que « le drame d’Achrafieh devrait servir de base pour la réécriture de nouvelles lois qui préserveraient la sécurité publique dans les villes et protégeraient les habitants des dangers et catastrophes ». Le député Nehmé Tohmé a également fait part de sa profonde douleur et de son regret pour les victimes, morts ou blessés, déplorant « le démembrement de familles entières suite à une négligence de longue date ». Il a insisté sur la nécessité « d’oublier la mentalité clientéliste et de redonner vie au conseil de l’urbanisme ».

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